Porter un vélo dans un escalier, l’accrocher dans un couloir étroit ou le hisser dans un train bondé… voilà des scènes du quotidien bien connues des citadins. Et si un vélo électrique pesait moins qu’un sac de sport ? Ce rêve semble devenir réalité grâce à un ingénieur allemand qui vient de créer un modèle de VAE révolutionnaire.
Moins de 7 kilos… record mondial battu
Son nom : Freicycle. Son poids : 6,872 kg. Oui, vous avez bien lu. Ce vélo à assistance électrique est désormais le plus léger au monde, validé par le Guinness Book des records. Une prouesse technique signée Dennis Freiburg, un ingénieur basé à Dortmund, qui a conçu cette machine dans le cadre de sa thèse de doctorat.
Là où la majorité des vélos électriques dépassent allègrement les 20 kg, le Freicycle casse les codes. Moins de poids, c’est plus de facilité à transporter, à ranger, et moins de chances de se le faire voler, tout simplement parce qu’on peut l’emmener partout avec soi.

Une construction haute couture
Mais comment atteindre un tel résultat ? D’abord, en partant d’un cadre de vélo de route en carbone ultraléger, le Merida Scultura. Ensuite, en allégeant chaque composant possible : roues, fourche, pédalier, tout y passe, la plupart en fibre de carbone. Et pour les pièces introuvables à un poids satisfaisant ? Il les a tout simplement imprimées en 3D.
Même les pédales ont été conçues sur mesure. Chaque gramme compte. À ce niveau, on ne parle plus d’ingénierie classique, mais de micro-optimisation.
Un moteur… venu du ciel
Le plus étonnant ? Le moteur provient du monde de l’aéromodélisme. Oui, vous avez bien lu : c’est un moteur d’hélicoptère radiocommandé de 600 W qui propulse ce vélo. Le système repose sur une transmission à friction : une poulie motorisée vient appuyer sur le pneu arrière pour le faire tourner. Simple, efficace, et surtout… léger.
Bien sûr, pour rester dans les clous de la réglementation européenne, le moteur est bridé à 250 W et 25 km/h. Mais sur circuit privé, la bête peut grimper jusqu’à 48 km/h.
Une batterie camouflée dans une gourde
La batterie, elle, est dissimulée dans une gourde en alliage léger. Et pas seulement pour le style : le bouchon sert d’interrupteur, le tout fixé dans un porte-bouteille imprimé en 3D. Capacité ? 137 Wh, juste assez pour répondre aux exigences du Guinness. Autonomie estimée : entre 19 et 35 km, selon le terrain et l’assistance utilisée.
Un rayon d’action modeste, certes, mais suffisant pour des trajets urbains ou pour impressionner lors d’un test grandeur nature.
Un prototype, mais un signal fort
Freicycle reste pour l’instant un prototype unique, issu du cerveau d’un passionné. Mais l’intérêt est ailleurs : montrer qu’il est possible de produire un vélo électrique ultraléger, sans sacrifier la performance. Une démonstration brillante qui pourrait bien inspirer les industriels.
D’ailleurs, certaines entreprises françaises comme Angell ou la startup grenobloise GBOOST s’intéressent déjà à ces technologies. Cette dernière propose des kits d’électrification à friction, sur le même principe que le moteur du Freicycle, permettant de transformer un vélo classique en VAE.
Et si le futur du vélo électrique n’était pas dans la puissance, mais dans la légèreté ? Ce pari audacieux pourrait bien transformer notre manière de pédaler en ville. Plus légers, plus pratiques, plus accessibles… les vélos du futur seront peut-être ceux qu’on soulève d’une seule main.

Le vélo a toujours occupé une place importante dans ma vie, d’abord comme passion, puis comme véritable sujet d’exploration. J’ai grandi en sillonnant les routes et les sentiers, curieux de tout ce qui touche au cyclisme, du matériel aux performances. Ce goût pour la transmission m’a naturellement conduit à écrire sur ce domaine en constante évolution. J’aime croiser les retours du terrain avec des infos fiables et claires. Mon objectif : rendre le vélo accessible, concret, et passionnant pour tous les lecteurs !







