Même aux États-Unis, pays encore largement dépendant du charbon et du gaz pour produire son électricité, les voitures électriques affichent un meilleur bilan carbone sur l’ensemble de leur vie. Une nouvelle étude vient enfoncer le clou.
Un bilan global largement en faveur de l’électrique
Oui, il est vrai que fabriquer une voiture électrique, et notamment sa batterie, est un processus plus énergivore que pour une voiture essence ou diesel. Pour un SUV électrique de taille moyenne, on parle de près de 12 tonnes de CO₂ émises dès la production, contre environ 8 tonnes pour son équivalent thermique. Mais cette “avance” polluante est vite rattrapée… et même dépassée.
Une fois sur la route, tout change : un moteur thermique consomme du carburant et émet continuellement du CO₂, tandis qu’un moteur électrique, lui, dépend de la production d’électricité, qui, même carbonée, reste moins polluante que les carburants fossiles. Résultat : sur 15 ans d’utilisation (soit environ 337 000 km), un SUV thermique rejette environ 84 tonnes de CO₂, contre 18 tonnes pour son jumeau électrique.
Des chiffres qui parlent, même dans les pires cas
Et cette différence ne se limite pas aux régions “propres”. Même dans le comté d’Apache en Arizona, l’un des plus polluants en matière d’électricité, un pick-up électrique reste 40 % moins polluant sur l’ensemble de son cycle de vie que son équivalent essence.
L’étude, pilotée par une équipe de chercheurs de l’université du Michigan, s’est basée sur un modèle statistique complexe prenant en compte les habitudes de conduite, la durée de vie moyenne des véhicules et, surtout, l’intensité carbone de l’électricité dans chaque région des États-Unis. Selon les auteurs, c’est la première fois qu’un tel avantage est démontré dans tous les comtés américains, sans exception.
Une électrification encore timide, mais prometteuse
Malgré ces résultats encourageants, les voitures électriques représentent encore une minorité du parc automobile américain : seulement 2,7 % des véhicules en circulation sont 100 % électriques. C’est peu comparé à 4,4 % en Europe, et encore moins face aux 11 % atteints en Chine, selon les données de l’Agence internationale de l’énergie (2024).
Une explication possible ? L’électricité américaine reste très carbonée, avec 424 g de CO₂ par kWh produit, contre 269 en Allemagne, 195 au Royaume-Uni, 36 en Norvège… et seulement 26 en France, d’après les relevés du site Electricity Maps. C’est dire si le potentiel de réduction d’émissions est énorme dans un pays comme les États-Unis.
Moins de CO₂, même face aux hybrides
Et ce n’est pas tout. Toujours selon l’étude, un véhicule électrique doté d’une autonomie de 482 km génère :
- 30 % de moins d’émissions qu’une hybride rechargeable,
- 60 % de moins qu’une hybride simple,
- et 70 % de moins qu’un modèle thermique classique.
En clair, pour les automobilistes soucieux de leur empreinte écologique, la bascule vers l’électrique n’est pas qu’un effet de mode : c’est un véritable levier d’action. Une amie récemment convertie au tout électrique me disait qu’au-delà des économies à la pompe, c’est surtout la conscience tranquille qui l’a convaincue. Et elle n’est visiblement pas la seule à sauter le pas.

Le vélo a toujours occupé une place importante dans ma vie, d’abord comme passion, puis comme véritable sujet d’exploration. J’ai grandi en sillonnant les routes et les sentiers, curieux de tout ce qui touche au cyclisme, du matériel aux performances. Ce goût pour la transmission m’a naturellement conduit à écrire sur ce domaine en constante évolution. J’aime croiser les retours du terrain avec des infos fiables et claires. Mon objectif : rendre le vélo accessible, concret, et passionnant pour tous les lecteurs !







