Même dans les pays où le vélo est roi, le passage au modèle électrique n’est pas aussi fluide qu’on pourrait le croire. Et pour cause : le prix reste un véritable frein, de Rotterdam à Lyon.
Un obstacle commun : le prix d’achat
À première vue, on pourrait penser que les Pays-Bas, cet eldorado du deux-roues, ont déjà tous basculé vers le vélo à assistance électrique (VAE). Pourtant, une récente enquête menée auprès de 5500 adultes néerlandais montre que la réalité est plus nuancée. Là-bas aussi, le coût d’un vélo électrique reste le principal frein à l’achat, cité par 39 % des sondés.
Et ce n’est pas une surprise. Le prix moyen d’un VAE aux Pays-Bas dépasse les 2500 euros, un chiffre qui fait réfléchir, même pour les plus convaincus. Pour comparaison, en France, le tarif moyen tourne autour de 1967 euros, ce qui place l’Hexagone en bonne position face à ses voisins européens. Mais ça n’empêche pas les Français de grimacer : nos propres sondages montrent que plus de la moitié des consommateurs estiment le VAE trop cher.
Un ami m’a récemment confié avoir attendu près d’un an pour investir dans un modèle électrique. Entre les aides locales, les périodes de soldes et les comparaisons en ligne, il a dû faire de son achat un vrai projet. Et il n’est pas le seul. De nombreux utilisateurs considèrent encore ce type de vélo comme un investissement à long terme, plutôt qu’un achat de confort.
D’autres freins bien identifiés
Outre le prix, d’autres arguments reviennent régulièrement. Un peu plus de 20 % des sondés aux Pays-Bas ne sont pas attirés par le VAE en raison du manque d’effort physique. Pour certains, pédaler sans assistance reste une question de principe ou de forme. Et puis, il y a la crainte du vol : plus le vélo est onéreux, plus il attire les convoitises. Résultat, il faut pouvoir le stocker dans un endroit sécurisé, fermé, et souvent à l’intérieur. Pas toujours évident dans les centres urbains.
Autre inquiétude qui monte : la sécurité. Environ 11 % des sondés jugent les vélos électriques potentiellement dangereux. Une partie de cette perception vient sans doute des fameux fatbikes, parfois modifiés pour dépasser les vitesses autorisées. Certaines autorités locales en Europe ont d’ailleurs renforcé les contrôles et les amendes autour de ces modèles débridés.
Et puis, il y a le facteur place : 8 % des répondants citent le manque d’espace pour le stationner comme un obstacle. Un problème bien connu dans les petits appartements ou les résidences sans garage.

Une satisfaction qui reste au rendez-vous
Malgré ces contraintes, la satisfaction globale des utilisateurs reste élevée. En moyenne, les propriétaires de VAE attribuent une note de 8,4 à leur vélo. Un chiffre qui en dit long sur l’adoption de ce mode de transport dès lors que l’investissement est franchi.
Le VAE continue donc de séduire, tant pour ses atouts écologiques que pour sa praticité au quotidien. Reste à voir si la tendance se généralisera davantage, notamment grâce aux incitations publiques, aux innovations technologiques ou à la baisse progressive des prix.
En résumé, Néerlandais ou Français, nous partageons bien des préoccupations lorsqu’il s’agit de franchir le cap de l’électrique. Mais pour beaucoup, une fois lancé, le retour en arrière semble difficile. Voilà peut-être le vrai moteur de cette transition douce, mais tenace.

Le vélo a toujours occupé une place importante dans ma vie, d’abord comme passion, puis comme véritable sujet d’exploration. J’ai grandi en sillonnant les routes et les sentiers, curieux de tout ce qui touche au cyclisme, du matériel aux performances. Ce goût pour la transmission m’a naturellement conduit à écrire sur ce domaine en constante évolution. J’aime croiser les retours du terrain avec des infos fiables et claires. Mon objectif : rendre le vélo accessible, concret, et passionnant pour tous les lecteurs !







