Il renonce à la voiture électrique

Il renonce à la voiture électrique : son témoignage fait réfléchir

Acheter une voiture électrique peut sembler être un choix évident pour réduire son empreinte carbone et profiter d’une conduite silencieuse. Mais pour certains, l’expérience tourne court. L’histoire de ce retraité lorrain, qui a revendu sa Jaguar i-Pace après seulement deux mois, illustre combien un manque de préparation peut transformer un simple trajet en véritable épreuve.

Un départ précipité… et des conditions météo hostiles

Tout commence par un appel de sa fille, un soir d’hiver : urgence, il faut rejoindre Paris depuis Toul, soit environ 300 km. Batterie pleine, le couple prend la route. Mais ce jour-là, neige, températures négatives et chauffage à fond entraînent une surconsommation. Comme beaucoup de véhicules électriques, l’i-Pace régule aussi la température de sa batterie par temps froid, ce qui augmente encore la demande énergétique.

L’ordinateur de bord, mauvais conseiller

En voyant l’autonomie affichée chuter à 240 km, le conducteur s’inquiète. Pourtant, l’impact des phares, essuie-glaces ou chauffage reste minime par rapport à la puissance demandée par le moteur sur autoroute. Mal guidé par le GPS intégré, il choisit une borne sur le réseau Corri-Door, réputé capricieux à l’époque, et découvre que sa carte de recharge ne fonctionne pas. Après achat d’un badge sur place, la charge est extrêmement lente : 60 km gagnés en une heure. Probable erreur de prise : branchement sur la borne AC au lieu du connecteur DC rapide.

Lire aussi :  Maigrir à vélo : à quelle fréquence les premiers kilos s’envolent vraiment ?

Des choix d’itinéraire qui aggravent la situation

De retour sur la route, l’i-Pace recommande un nouvel arrêt… à seulement 88 km parcourus, dans un supermarché fermé la nuit. Perdu, le conducteur finit par solliciter la police, qui l’oriente vers un superchargeur Tesla inutilisable pour son véhicule. Résultat : recharge d’appoint sur une prise domestique d’hôtel et arrivée à Paris… le lendemain.

Un échec évitable avec un minimum de préparation

Avec ses 90 kWh de batterie et une autonomie réelle proche de 400 km même en hiver, l’i-Pace aurait pu atteindre Paris sans escale, à condition d’adapter la vitesse et de planifier la recharge sur des bornes fiables. Des outils comme A Better Routeplanner permettent d’anticiper consommation et arrêts, un réflexe que peu de nouveaux électromobilistes connaissent.
Le manque d’information en concession, l’absence de pédagogie de l’ordinateur de bord et un réseau de bornes encore fragile en 2019 ont scellé le sort de ce trajet… et de la voiture.

Un message pour les futurs électromobilistes

L’histoire rappelle que l’achat d’un véhicule électrique ne se limite pas à un essai routier. Connaître les spécificités de la recharge, distinguer les types de bornes, anticiper la consommation par temps froid et savoir utiliser les outils de planification sont essentiels pour éviter les mauvaises surprises.
Depuis, le réseau s’est densifié avec des stations ultrarapides comme celles d’Ionity, mais la leçon reste valable : en électrique, la réussite d’un long trajet se joue avant même de tourner la clé… ou d’appuyer sur le bouton Start.

Le vélo a toujours occupé une place importante dans ma vie, d’abord comme passion, puis comme véritable sujet d’exploration. J’ai grandi en sillonnant les routes et les sentiers, curieux de tout ce qui touche au cyclisme, du matériel aux performances. Ce goût pour la transmission m’a naturellement conduit à écrire sur ce domaine en constante évolution. J’aime croiser les retours du terrain avec des infos fiables et claires. Mon objectif : rendre le vélo accessible, concret, et passionnant pour tous les lecteurs !

Lire aussi :  Le sac à dos à moins de 30 € qui passe en cabine et cartonne chez les voyageurs
4,5
4,5 étoiles sur 5 (selon 14 avis)
Excellent64%
Très bon22%
Moyen14%
Passable0%
Décevant0%
Facebook
Twitter
Pinterest
LinkedIn