Sur un vélo électrique, la batterie lithium-ion semblait indétrônable… jusqu’à l’arrivée de l’Anod Hybrid 2. Grâce à une technologie inédite de supercondensateurs hybrides, ce deux-roues français promet sécurité, durabilité et autonomie, tout en reléguant le lithium au rang d’ancien standard.
Dire adieu au lithium, un choix radical
L’été dernier, après une série de tests poussés dans son usine de Fontenay-le-Comte, la startup française a tiré une conclusion sans appel : même les plus petites batteries lithium-ion gardent un risque élevé d’incendie. De quoi pousser l’équipe à faire un pari audacieux : abandonner totalement cette technologie, au profit d’un système baptisé S.A.F.E, basé sur des condensateurs hybrides.
« C’est une véritable épiphanie », confie le fondateur Arnaud Malrin, qui voit dans cette rupture une réponse à la fois plus sûre et plus écologique. Les condensateurs offrent en effet une résistance impressionnante : insensibles aux chocs, aux perforations et capables de fonctionner entre -20°C et +60°C. Et surtout, ils annoncent une durée de vie dix fois plus longue que celle d’une batterie classique : jusqu’à 5 000 cycles de charge, soit près de 180 000 km.

Une autonomie en nette progression
La première génération de l’Hybrid ne brillait pas par son endurance. Mais deux ans de développement ont permis à Anod de franchir un cap. En intégrant une petite quantité de lithium dans ses condensateurs, la startup a pu booster la densité énergétique. Résultat : jusqu’à 100 km en mode éco et environ 35 km en mode turbo, contre à peine 15 à 30 km pour le premier modèle.
En pratique, la consommation moyenne tournerait autour de 5,2 Wh/km, ce qui place l’Hybrid 2 parmi les vélos les plus sobres du marché.

Recharger son vélo en un café
L’autre prouesse de l’Hybrid 2, c’est sa recharge éclair. Avec le chargeur rapide optionnel (300 €), on récupère 80 % d’énergie en seulement 15 minutes et une charge complète en 25 minutes. C’est 8 à 10 fois plus rapide que les vélos à batterie lithium classiques. Pour ceux qui préfèrent la simplicité, le vélo conserve une recharge par USB-C, un format déjà adopté par plusieurs fabricants.
Petit bémol : le bloc d’énergie est directement intégré au cadre. Impossible donc de retirer la batterie pour la charger à l’intérieur. En revanche, cela évite tout vol et s’accompagne d’une garantie de 10 ans sur les condensateurs (contre 2 ans en moyenne dans le secteur), et d’un cadre garanti à vie.

Un vélo français puissant et abordable
Sous le cadre, rien ne change ou presque : un moteur de 1 000 W fabriqué en France, délivrant jusqu’à 65 Nm de couple. Il s’accompagne d’une transmission par courroie monovitesse et d’un système de récupération d’énergie au freinage, pratique pour regagner quelques kilomètres en descente.
Assemblé en France, l’Anod Hybrid 2 conserve son design minimaliste mais gagne en efficacité… et perd en prix. Avec un tarif annoncé de 2 990 €, il s’affiche moins cher que son prédécesseur, un argument qui risque de séduire ceux qui hésitent encore à franchir le pas.

Le vélo a toujours occupé une place importante dans ma vie, d’abord comme passion, puis comme véritable sujet d’exploration. J’ai grandi en sillonnant les routes et les sentiers, curieux de tout ce qui touche au cyclisme, du matériel aux performances. Ce goût pour la transmission m’a naturellement conduit à écrire sur ce domaine en constante évolution. J’aime croiser les retours du terrain avec des infos fiables et claires. Mon objectif : rendre le vélo accessible, concret, et passionnant pour tous les lecteurs !







