Le vélo électrique séduit de plus en plus. Silencieux, pratique, écologique… Il a tout pour plaire. Et pourtant, selon une étude menée aux Pays-Bas, ce deux-roues high-tech suscite aussi un sentiment grandissant d’insécurité. Les propriétaires, loin d’être sereins, redoutent un scénario bien connu : le vol.
Une peur bien ancrée chez les cyclistes néerlandais
Aux Pays-Bas, pays où le vélo fait quasiment partie de l’ADN national, l’usage du vélo à assistance électrique (VAE) a explosé. D’après une enquête réalisée auprès de 1400 personnes par l’ANWB, une organisation de mobilité forte de 4 millions de membres, 42 % des cyclistes utilisent désormais un VAE. Mais cette montée en puissance s’accompagne d’un revers de médaille : la crainte du vol s’est accentuée.
Pourquoi ce stress supplémentaire ? D’abord, parce qu’un vélo électrique coûte cher. En moyenne 2237 euros, contre seulement 750 euros pour un vélo classique. Une différence de taille, qui pousse naturellement les propriétaires à vouloir le protéger à tout prix.

Le réflexe de rentrer son vélo chez soi
Face à cette peur, le comportement des cyclistes change. On observe une tendance croissante à rentrer son vélo à la maison, plutôt que de le laisser attaché dehors. En 2024, 29 % des utilisateurs de VAE déclarent le garer à l’intérieur, contre 21 % en 2018. Une évolution significative dans un pays où l’on avait jusqu’ici l’habitude de laisser son vélo dehors, parfois à la hâte, dans les grands parkings collectifs ou les abris d’immeubles.
Cette prudence, bien que logique, transforme aussi la manière de vivre le vélo au quotidien : on hésite parfois à le sortir si l’on sait qu’il n’y a pas de solution de stationnement sécurisée.
L’assurance devient un réflexe quasi systématique
Autre tendance révélatrice : près de 7 cyclistes sur 10 ayant un vélo électrique souscrivent désormais à une assurance dédiée. À titre de comparaison, seuls 22 % des utilisateurs de vélos classiques font de même.
Les compagnies d’assurance, conscientes du phénomène, proposent désormais des formules spécialement pensées pour les VAE, avec options de remboursement, assistance, ou couverture contre la casse. Le tout, bien entendu, à condition d’avoir bien sécurisé le vélo avec des dispositifs reconnus.
Deux antivols, un GPS : le trio gagnant
Outre l’assurance, les cyclistes misent sur des moyens concrets pour sécuriser leur monture. L’usage de deux antivols est devenu presque une norme tacite parmi les propriétaires de vélos électriques. Un cadenas en U combiné à un câble souple permet de limiter les risques. Mais le véritable allié, c’est le traceur GPS.
Des marques comme Decathlon, Cowboy ou Gaya ont démontré que ces petits appareils peuvent jouer un rôle clé dans la restitution des vélos volés, en fournissant en temps réel leur localisation. Une technologie qui, si elle ne dissuade pas tous les voleurs, offre une chance supplémentaire de remettre la main sur un vélo dérobé.
En somme, posséder un vélo électrique, c’est adopter un mode de transport moderne et pratique… mais aussi devoir composer avec une vigilance accrue. À mesure que leur valeur augmente, la protection devient une étape incontournable. Parce qu’en matière de mobilité douce, mieux vaut pédaler l’esprit léger que sur les nerfs.

Le vélo a toujours occupé une place importante dans ma vie, d’abord comme passion, puis comme véritable sujet d’exploration. J’ai grandi en sillonnant les routes et les sentiers, curieux de tout ce qui touche au cyclisme, du matériel aux performances. Ce goût pour la transmission m’a naturellement conduit à écrire sur ce domaine en constante évolution. J’aime croiser les retours du terrain avec des infos fiables et claires. Mon objectif : rendre le vélo accessible, concret, et passionnant pour tous les lecteurs !







