Et si rouler avec un vélo électrique ne nécessitait ni moteur, ni batterie ? Une idée qui semble tout droit sortie d’un roman de science-fiction et pourtant… elle existe bel et bien. Imaginée en Irlande, perfectionnée dans le sud-ouest de la France, la SuperWheel promet de redonner du souffle à nos coups de pédale grâce à un système ingénieux de ressorts.
Une roue qui a du ressort
Le principe de la SuperWheel repose sur une mécanique aussi simple que brillante : des ressorts positionnés en haut et au centre de la roue utilisent le poids du cycliste pour emmagasiner puis restituer de l’énergie. Résultat : jusqu’à 30 % de puissance supplémentaire au pédalage. En clair, c’est comme si l’on avait en permanence ce fameux « vent dans le dos » dont rêvent tous les cyclistes urbains et amateurs de balades.
Évidemment, il ne faut pas s’attendre à avaler une côte alpine sans effort. Mais dans la majorité des situations — trajets quotidiens, routes vallonnées, longues promenades — l’assistance est suffisante pour soulager le cycliste et lui éviter d’arriver en nage au bureau.
Transformer n’importe quel vélo en “électrique”
La SuperWheel a un atout de taille : elle s’adapte à la plupart des vélos du marché. Proposée en 700 mm et en 26 pouces, avec des options jusqu’à 9 vitesses, elle se monte simplement à la place de la roue arrière. Pas de batterie à recharger, pas d’autonomie à surveiller, et surtout aucune pollution liée à la production et au recyclage des batteries au lithium, souvent pointées du doigt par l’ADEME pour leur impact environnemental.
Il existe tout de même une limite : la SuperWheel n’est pas compatible avec les freins à disques, une contrainte technique liée à son design particulier.
Une innovation protégée et distribuée en France
Depuis décembre 2021, la SuperWheel bénéficie d’un brevet officiel en Europe et fait même l’objet d’un dépôt international sous le nom WTECT (Weight to Energy Conversion Technology), couvrant 87 pays. En France, elle est distribuée exclusivement par CicloCaffè, un atelier basé à Andernos-les-Bains, qui se charge de l’assemblage.
Côté prix, il faut compter 475 euros pour s’équiper de cette roue d’un nouveau genre. Une somme qui peut sembler élevée, mais qui reste bien en dessous du coût moyen d’un vélo électrique, souvent compris entre 1 200 et 3 000 euros selon l’Observatoire du cycle.
En résumé, la SuperWheel ne remplacera sans doute pas les vélos électriques les plus puissants, mais elle représente une alternative ingénieuse, durable et accessible pour ceux qui veulent profiter d’un vrai coup de pouce au pédalage, sans moteur ni batterie. Un bel exemple d’innovation où la mécanique reprend ses droits sur l’électronique.

Le vélo a toujours occupé une place importante dans ma vie, d’abord comme passion, puis comme véritable sujet d’exploration. J’ai grandi en sillonnant les routes et les sentiers, curieux de tout ce qui touche au cyclisme, du matériel aux performances. Ce goût pour la transmission m’a naturellement conduit à écrire sur ce domaine en constante évolution. J’aime croiser les retours du terrain avec des infos fiables et claires. Mon objectif : rendre le vélo accessible, concret, et passionnant pour tous les lecteurs !







