Vous en rêviez : transformer votre compagnon à deux roues en bolide électrique, pour filer en ville sans finir essoré comme une serpillère sous le bras du chef en retard. Mais que cache vraiment ce miracle technique ? Suivez-nous dans les coulisses où l’on électrifie nos vieilles montures… et nos convictions !
Le Gboost : la solution (presque) miracle pour son vieux vélo
Avec le vélo électrique qui prend la ville d’assaut, la question ne se pose plus : pour aller au boulot ou faire des courses, rien de plus rapide, agile et grisant. Inutile de rêver bagnole ou trottinette quand on peut arriver frais comme un gardon après avoir pédalé sans crainte pour ses aisselles.
L’offre ? Aussi pléthorique que le rayon chips d’un supermarché en promo… Mais parmi tous ces modèles flambant neufs, s’invite un outsider surprenant, destiné aux nostalgiques ou bricoleurs du dimanche : le kit Gboost. Lui, promet de doper n’importe quel vélo du cœur, que ce soit un biclou de jeunesse ou un Riverside 500 de Décathlon, bref, une monture qu’on ne laisse pas tomber d’un simple clic sur un panier virtuel. Côté finances, le kit Gboost s’étale de 899 à 1 429 € – une somme coquette qui mérite réflexion.
Déballage et montage : la réalité derrière l’affichage
Installé à la rédaction face à notre Riverside 500, fort de ses 289 € et d’un rapport qualité/prix qui fait pâlir d’envie, le défi commence. Le vélo, plus léger et maniable que d’autres modèles urbains, fait le bonheur des cyclistes du dimanche comme des navetteurs aguerris.
À côté, le kit Gboost n’attend que d’être assemblé. Il se compose :
- D’une batterie et son support
- D’un moteur de 250 W (version d’entrée de gamme testée, 899 €),
- D’un aimant,
- D’un ordinateur de bord
- D’un levier destiné à ajuster ou désolidariser le moteur,
- Et d’un entrelacs de câbles qui peupleront bientôt votre cadre.
Poids supplémentaire : 2 kilos. Mais le plus gros reste invisible sur la balance – l’énergie à déployer pour l’installation.
Surprise, côté instructions : un feuillet unique à la première ouverture, remplacé aujourd’hui par un pavé de 40 pages — comme quoi, la simplicité peut avoir plusieurs visages ! Annoncé en 15 minutes, le montage aura, pour les besoins de l’aventure, nécessité… une bonne heure, voire plus si affinités. Les amis de la bricole s’en sortiront sans trop de sueurs froides : on commence par le levier au guidon (pratique pour repasser en mode classique sans descendre), puis vient le (délicat) positionnement du moteur, à la place de la béquille.
Petit hic rencontré : le câble de dérailleur, qui a failli tout compromettre, devant être millimétré pour se glisser dans la fente prévue par Gboost. À ce stade, la présence d’un assistant s’avère précieuse…
Le reste se fait doigt dans le nez (ou presque) : fixation de l’aimant sur la tige de pédale, batterie sur le support de gourde, l’ordinateur sur le guidon, puis une séance de câblage où votre sens du rangement sera mis à l’épreuve.
Sur la route : promesses tenues (avec quelques cheveux blancs)
L’heure du test arrive enfin. Niveau d’assistance maximal enclenché : on veut voir ce que ce kit a dans le ventre ! Dès les premiers tours de roues, le Riverside part, grisé, prêt à voler la vedette sur les pistes parisiennes. Le moteur répond vite, la sensation est là, et surtout, il reste silencieux.
Mais voilà, les câbles de passage de vitesse, eux, bougonnent : coincés dans la gaine, le dérailleur fatigue. Il fallait s’y attendre : Gboost aurait pu penser à un mécanisme plus rassurant pour cette étape délicate.
Autre bricole : l’aimant, fixé à un simple collier plastique (prédiction funeste faite à voix haute…). Sans pointe de colle, le bougre descend tout au bout de la tige, laissant le moteur sans signal. La marque, pour sa défense, recommande d’ajouter ladite colle (chose évitée par souci de démontage futur). Mais là encore, on sent que le système d’attache aurait pu gagner en robustesse.
Après un ajustement sur le vif, plus de mauvaise surprise jusqu’à l’arrivée. Le plaisir de rouler électrifié, lui, est indiscutable, et les regards des passants se posent sur ce vélo vieux look, turbo inside.
À noter : le levier qui débraye le moteur permet de repasser en mode vélo classique sans poser pied à terre. Et si jamais l’envie vous prend de taquiner les 50 km/h, désolidarisez rapidement le moteur : la dynamo intégrée pourrait souffrir d’un emballement.
Le kit Gboost : à qui s’adresse-t-il vraiment ?
Maintenant, la vraie question : pour qui ce kit vaut-il la chandelle ? D’un point de vue financier, entre l’achat du Riverside (289 €) et du kit (jusqu’à 1 429 €), la note grimpe parfois au-delà d’un Riverside 500 électrique, pourtant livré prêt à rouler et éligible aux aides publiques (1 249 €).
En clair, investir dans le Gboost relève de l’acte réfléchi. Selon le cas, il séduira :
- Les adeptes du DIY, qui prennent plaisir à comprendre et assembler eux-mêmes leur bolide.
- Les accros à leur vélo « doudou », trop attachés pour s’en séparer mais désireux de goûter à la modernité électrique.
- Ceux qui souhaitent prolonger la vie d’un vélo déjà amorti, pour le week-end ou les grandes balades.
En conclusion : Le kit Gboost remplit sa mission pour qui vise l’expérience et la personnalisation. Mais pour la simplicité et la rentabilité, un vélo électrique neuf reste imbattable. Si vous aimez autant visser que rouler, le Gboost réveillera votre biclou… et un peu votre patience ! Pour les autres, préférez peut-être la clé de la tranquillité – et l’électrique clé en main.

Le vélo a toujours occupé une place importante dans ma vie, d’abord comme passion, puis comme véritable sujet d’exploration. J’ai grandi en sillonnant les routes et les sentiers, curieux de tout ce qui touche au cyclisme, du matériel aux performances. Ce goût pour la transmission m’a naturellement conduit à écrire sur ce domaine en constante évolution. J’aime croiser les retours du terrain avec des infos fiables et claires. Mon objectif : rendre le vélo accessible, concret, et passionnant pour tous les lecteurs !







