La révolution sur deux roues est-elle en marche grâce à un simple accessoire ? Le casque connecté, tout droit sorti d’une vision futuriste, promet aux cyclistes un cocktail inédit : sécurité, visibilité et un zeste de fun. Mais est-ce vraiment une révolution ou juste un gadget lumineux de plus ? On enfourche la question, sans perdre la tête !
Un contexte urbain qui réclame plus de sécurité
Pas de panique, la mode du vélo n’est pas prête de s’essouffler. Depuis deux ans, le marché du vélo en France s’est envolé de 25 % en 2020 selon l’Union Sport & Cycle ! Mais qui dit plus de cyclistes, dit hélas plus d’accidents : à Paris, la préfecture de Police a recensé un bond de 35,1 % en 2020. Clairement, la pratique du deux-roues – vélo ou trottinette – impose plus que jamais de bien se protéger, et surtout de se signaler.
Dans ce paysage un brin anxiogène, le casque Matrix de la start-up Lumos ne se contente pas de protéger votre précieuse caboche : il entend bien faire de vous une superstar lumineuse sur l’asphalte, repérée autant par les automobilistes que les piétons, à l’avant comme à l’arrière.
L’innovation signée Lumos : Matrix, le casque connecté aux mille LED
Matrix, ce nom vous évoque des ralentis et des lunettes noires ? Rien à voir (quoique) ! Fruit d’un crowdfunding réussi il y a cinq ans sur Kickstarter, où la marque a raflé 800 000 dollars illico, ce casque connaît aujourd’hui un joli destin en France via BeMojoo, la société d’Athénaïs De Limè.
Techniquement, on a affaire à un casque qui ne pèse que 587 grammes – pas de quoi plier sous le poids du progrès. Niveau équipements, il embarque à l’avant une bande lumineuse de 22 LED et, à l’arrière, un panneau de 77 LED colorées pour ne jamais passer inaperçu. Livré avec une télécommande Bluetooth à installer sur le guidon à l’aide d’élastiques, ce mini poste de pilotage propose deux boutons : « R » pour right/droite et « L » pour left/gauche. On active la direction, et hop ! À l’avant, des LED orange clignotent du côté du virage. À l’arrière ? Une flèche lumineuse balaie le casque pour annoncer le mouvement. Fini les automobilistes qui devinent au dernier moment vos intentions : « Le casque est le point le plus haut du cycliste. L’automobiliste l’aperçoit à hauteur d’yeux, ce qui garantit une grande visibilité à l’arrière, mais aussi à l’avant dans le rétroviseur », souligne Athénaïs De Limè.
Un feu d’artifice personnalisable sur la tête
Le Matrix ne s’arrête pas à l’indicateur de direction. En veille et en déplacement, la bande LED blanche sert de feu de croisement, tandis qu’à l’arrière, on peut choisir son style d’affichage parmi 26 motifs via l’application dédiée : de quoi rivaliser avec les façades des Champs-Élysées à Noël ! Motifs clignotants, défilants, mais aussi Pac-Man mangeur de points rouges, éclairs électriques, cœurs roses (personnalisables en couleur s’il vous plaît), ou pour les nostalgiques du sapin et du bonnet de Noël, des animations de saison. Et pour ceux qui aiment annoncer la couleur, le message « Ho, Ho » est aussi disponible. La fête, de jour comme de nuit !
- 26 affichages différents à sélectionner via l’application
- Possibilité de programmer six affichages sans application
- Télécommande guidon avec deux boutons pour les clignotants
- Affichage du pourcentage de batterie à chaque allumage/extinction
Question légalité, pas de souci majeur : le casque respecte les codes couleurs autorisés, et l’aspect « écran » n’est tout simplement pas mentionné dans le Code de la route, rassure la distributrice française du produit. Prévoyez tout de même de garder les bons vieux gestes comme tendre le bras : on n’est jamais trop prudent.
Pratique, autonomie et sensations de sécurité accrues
Équipé d’une batterie rechargeable avec un câble USB propriétaire, Matrix affiche une autonomie variant de 4 à 10 heures selon le mode sélectionné et la fréquence d’utilisation. L’écran LED arrière indique le niveau de batterie à chaque éclairage, histoire d’éviter la panne sèche au mauvais moment.
Testé durant dix jours, le casque a conservé 40 % d’autonomie pour de petits trajets urbains. Sensation majeure : une visibilité décuplée en pleine journée, et la nuit, impossible de passer inaperçu. L’effet « waouh » est là – même si, soyons prudents, il ne saurait remplacer l’usage du bras pour indiquer ses intentions directionnelles. Petit bémol cependant, pas de housse de rangement fournie à l’arrivée. Rangez votre Matrix comme un trophée !
Quant à l’accueil des revendeurs, si le casque paraissait autrefois un gadget, il a désormais la cote, notamment dans les grandes villes. Matrix s’affiche à 250 euros, en tant que modèle premium chez Lumos, qui propose une gamme allant de 99 à 250 euros selon les fonctionnalités. Des concurrents tels que le casque Faro arrivent aussi sur le marché – signe que la mobilité urbaine a pris un nouveau virage en France.
Conclusion : Gadget, révolution, ou les deux ? Matrix incarne un pont entre sécurité poussée et expression lumineuse. Si la pratique du vélo a changé de braquet, peut-être est-il temps d’ajouter un peu de show à la prudence. Roulez éclairé, mais gardez les mains prêtes à signaler : Matrix est une révolution… presque annoncée !

Le vélo a toujours occupé une place importante dans ma vie, d’abord comme passion, puis comme véritable sujet d’exploration. J’ai grandi en sillonnant les routes et les sentiers, curieux de tout ce qui touche au cyclisme, du matériel aux performances. Ce goût pour la transmission m’a naturellement conduit à écrire sur ce domaine en constante évolution. J’aime croiser les retours du terrain avec des infos fiables et claires. Mon objectif : rendre le vélo accessible, concret, et passionnant pour tous les lecteurs !







