Envie de reprendre le sport d’une façon un peu plus… high-tech ? Je me suis glissée dans une capsule chauffée, enfourché un vélo allongé innovant, et j’ai vécu 30 minutes aussi insolites que brûlantes. Voici ce que ça donne quand la promesse est « fondre des calories tout en étant allongée ».
Comment fonctionne le vélo et quel est son but ?
Il s’appelle Infrabike. L’idée : pédaler à l’abri d’une cabine où règnent des infrarouges, chauffant l’intérieur jusqu’à 50 °C. Ces ondes sont censées pénétrer jusqu’à 5 cm sous la peau — sans brûler celle-ci — pour stimuler une dépense énergétique accrue. L’inventeur avance qu’on atteint en quelques minutes le niveau de dépense de masse grasse qu’un effort normal demanderait en dizaines de minutes.
Mais ce n’est pas tout. L’autre technologie, appelée « zéro gravité » (ou vacuum), cherche à alléger le poids du corps à l’intérieur de la capsule — jusqu’à 80 % selon le fabricant — afin de rendre l’effort moins perceptible. Ajoutez à cela des lampes infrarouges qui stimulent la production de collagène : le concept mêle tonification cutanée et exercice cardiovasculaire.
Déroulement d’une séance : ma propre expérience
Le jour de mon test, je n’avais pas anticipé qu’on partirait “pieds nus”. Plus besoin de baskets : on cale ses pieds nus sur les pédales. Je troque mon legging par un pantalon plastique (terriblement peu sexy, mais efficace pour la sudation). J’enduis mes jambes d’une crème — le spa rencontre la salle de sport.
Je m’allonge dans la capsule, la jupe néoprène autour de la taille refermée, je règle la température, la résistance du vélo. Je commence à pédaler, d’abord doucement, puis j’accélère. Je transpire, je bois, mais mes jambes, bien que dans un bain de chaleur, ne souffrent pas — étrange sensation.
À la mi‑temps, l’écran affiche +1 300 calories brûlées. Je suis sidérée : je ressors de la cabine trempée, mes muscles étonnamment légers. Et surtout, aucune courbature deux jours plus tard. J’ai même couru sans douleur.
Infrabike : fonctionnement et limite de l’efficacité
Le principe repose sur la thermogenèse : élever la température sous la peau pour que le corps dépense davantage d’énergie. Les infrarouges, en chauffant en profondeur, déclenchent ce mécanisme. Mais attention : ce n’est pas une machine miracle. Même si on observe une dépense calorique élevée, cela ne se traduit pas automatiquement en perte de poids durable sans contrôle alimentaire et activité complémentaire.
Les points forts et les réserves
On a aimé
- L’aspect immersif et ludique de la séance
- L’absence de courbatures — vraiment surprenant
- La sensation de légèreté dans les jambes après l’effort
On aurait aimé
- Une prise en compte plus fine du poids et de la taille pour le calcul de calories
- Une dimension travail du haut du corps (bras, épaules) plus prononcée
On a moins aimé
- Le caractère confinement de la cabine
- Le prix élevé de la séance
- Le côté un peu gadget dans l’esprit de certains sceptiques
Pour qui ce vélo est‑il adapté ?
Si votre objectif est de brûler un maximum de calories en un minimum de temps, sans forcer à l’extrême, ce dispositif peut séduire. Mais si vous aimez l’effort pur, la sueur musculaire, la sensation d’épuisement, il risque de vous laisser sur votre faim.
Infos pratiques & conseils
- Comptez environ 45 € pour 40 minutes (certains forfaits existent)
- Aucun équipement sophistiqué n’est requis — justes un pantalon léger et la motivation
- Attention : ce type d’équipement se trouve encore peu, souvent dans des instituts spécialisés
Le vélo allongé sous infrarouge mêle technologies de pointe, confort étrange et promesses audacieuses. J’ai ressenti un mystère, un écart entre l’effort réel et la sensation finale. Si vous cherchez une expérience différente pour (re)donner du souffle à votre routine sportive, ça vaut le coup d’essayer. Mais comme toute innovation, gardez du recul — le corps reste exigeant, même quand on le chauffe.

Le vélo a toujours occupé une place importante dans ma vie, d’abord comme passion, puis comme véritable sujet d’exploration. J’ai grandi en sillonnant les routes et les sentiers, curieux de tout ce qui touche au cyclisme, du matériel aux performances. Ce goût pour la transmission m’a naturellement conduit à écrire sur ce domaine en constante évolution. J’aime croiser les retours du terrain avec des infos fiables et claires. Mon objectif : rendre le vélo accessible, concret, et passionnant pour tous les lecteurs !







