En 2017, rouler au quotidien en voiture électrique relevait encore de l’exception. Six ans plus tard, après avoir conduit plusieurs modèles et traversé l’Europe, il est temps de dresser un bilan honnête de cette expérience et de voir si, en 2023, l’électrique est enfin accessible à tous.
Les débuts : une mobilité encore marginale
Quand j’ai obtenu mon permis en 2017, mon choix était clair : zéro thermique. En dehors de l’auto-école, je n’ai jamais conduit un moteur à essence ou diesel. Mais à l’époque, les options abordables étaient limitées : la Nissan Leaf, la Hyundai Ioniq et surtout la Renault Zoe dominaient le marché. Les Tesla Model S et X existaient, mais leurs tarifs à six chiffres les plaçaient hors de portée.
J’ai donc opté pour une Renault Zoe ZE40, offrant environ 250 km d’autonomie réelle. Avec la possibilité de charger sur mon lieu de travail, les contraintes étaient minimes. À cette époque, la question de la recharge revenait dans toutes les conversations, bien plus qu’aujourd’hui.
Un an plus tard, l’envie de voyager plus librement m’a poussé vers une Tesla Model 3, alors promise pour 2019. C’était le début d’une nouvelle phase : passer de la mobilité locale à de vrais grands trajets en électrique.

L’ère Tesla Model 3 : l’Europe à portée de batterie
Livrée début 2019, la Model 3 m’a permis de parcourir 135 000 km en trois ans et demi, à travers plusieurs pays européens. Au départ, les Superchargeurs Tesla étaient quasi indispensables, tant les autres réseaux de recharge rapide manquaient de fiabilité.

Mais la situation a radicalement changé. En 2023, je choisis mes arrêts en fonction de la localisation des bornes et non plus de la marque : Ionity, Fastned, TotalEnergies… tous sont devenus fiables pour les voyages longue distance. La densité des infrastructures a tellement progressé qu’une grosse batterie n’est plus indispensable pour voyager sereinement.
C’est ce constat qui m’a fait passer, début 2023, à une Tesla Model Y Propulsion avec batterie plus modeste. En moins d’un an, elle a déjà avalé 25 000 km, sans jamais limiter mes déplacements.

Rouler en électrique aujourd’hui : une banalité
En 2023, l’offre est pléthorique : SUV familiaux, citadines abordables, berlines haut de gamme… et une autonomie WLTP dépassant souvent 400 km. Les voyages sont simples à condition d’avoir accès à une charge rapide efficace.
Pour le quotidien, n’importe quelle électrique convient si l’on peut recharger à domicile ou au travail. Et pour les longs trajets, la combinaison autonomie correcte, recharge rapide et réseau dense rend l’expérience fluide.
Mais l’électrique n’est pas (encore) pour tout le monde
Certains profils restent peu compatibles avec l’électrique actuelle :
- Conducteurs habitués à parcourir 500 à 800 km d’une traite sans pause.
- Utilisateurs dépendants d’un réseau public de recharge encore trop souvent en panne.
- Personnes rebutées par la multiplication des cartes et applications nécessaires pour charger.
Ajoutons à cela une part de désinformation persistante et un manque d’essais concrets : beaucoup restent sceptiques sans avoir réellement testé. Pourtant, la majorité de ceux qui franchissent le pas sont satisfaits.
En conclusion, après six ans d’électromobilité, je peux affirmer que pour la majorité des conducteurs disposant d’un point de charge régulier, l’électrique est déjà une solution viable et agréable. Le reste dépend surtout de l’évolution du réseau de recharge public… et de la curiosité de chacun à l’essayer, ne serait-ce que le temps d’une location.

Le vélo a toujours occupé une place importante dans ma vie, d’abord comme passion, puis comme véritable sujet d’exploration. J’ai grandi en sillonnant les routes et les sentiers, curieux de tout ce qui touche au cyclisme, du matériel aux performances. Ce goût pour la transmission m’a naturellement conduit à écrire sur ce domaine en constante évolution. J’aime croiser les retours du terrain avec des infos fiables et claires. Mon objectif : rendre le vélo accessible, concret, et passionnant pour tous les lecteurs !







